Cerf-volant meurtrier : un loisir brésilien vire au drame sanglant
Au Brésil, la pratique ancestrale du cerf-volant cache un danger mortel que les autorités peinent à endiguer. Malgré son interdiction formelle, un accessoire redoutable continue de faire des victimes sur les routes brésiliennes, transformant un loisir populaire en menace pour les usagers de deux-roues.
Un drame en pleine rue
Le 30 juin 2026, Cleuson Andrade Viana circulait tranquillement sur sa moto dans les rues de Santana, une ville située au nord du Brésil. Le quadragénaire de 39 ans effectuait son trajet de retour vers son domicile lorsque le drame s’est produit.
Un fil de cerf-volant enduit de cerol – un mélange de colle et de verre pilé conçu pour rendre les fils tranchants – l’a violemment blessé au niveau du cou. Malgré ses tentatives désespérées pour contenir l’hémorragie, le motard s’est éteint une trentaine de minutes après l’impact.
Une veuve déterminée à obtenir justice
Face à cette tragédie, Lenice Moreira, l’épouse de la victime, refuse le silence. Elle réclame avec force un renforcement des contrôles sur la commercialisation de ces fils dangereux qui continuent de circuler librement.
Dans sa douleur, elle martèle sa détermination : son mari « ne sera pas une statistique de plus ». Une enquête judiciaire a été lancée pour élucider les circonstances exactes du décès et identifier les éventuels responsables de cet accident mortel.
Une interdiction difficile à faire respecter
Les forces de police de l’Amapá rappellent régulièrement que l’usage, la production ou la distribution de cerol constituent des infractions punissables. Pourtant, malgré cette prohibition légale, l’utilisation de ces fils mortels se perpétue dans la région.
Des obstacles à l’application de la loi
Les campagnes de sensibilisation et les opérations de contrôle se heurtent à des difficultés structurelles majeures. L’absence de garde municipale constitue notamment un frein considérable à l’application effective de la réglementation.
Cette carence en moyens humains empêche les autorités locales de surveiller efficacement le commerce illégal de cerol et de sanctionner les contrevenants, laissant persister une pratique qui met en péril la vie des motocyclistes.

